Now I know, I will never see you again

Ana Jikia, Gaia Vincensini

5 septembre — 31 octobre 2026

En préparation de l’exposition, les artistes bénéficient d’une résidence de production au Chalet Lecoq, dispositif de la Ville de Clermont-Ferrand.Exposition en résonance avec la 17e Biennale de Lyon – Art contemporain.

Entre 2023 et 2024, Ana Jikia et Gaia Vincensini ont vécu et travaillé ensemble pendant un an à Bâle, dans une ancienne maison qui réunissait sous un même toit espaces de vie, de travail et d’exposition.


Du 5 septembre au 31 octobre 2026, In extenso a le plaisir de présenter une exposition réunissant les œuvres d’Ana Jikia et de Gaia Vincensini, qui revient sur cette expérience, notamment à la suite de la démolition du bâtiment. Le projet s’appuie sur les vestiges de la maison, non pas comme sur une archive ou un objet de mémoire stable et figé, mais comme sur un ensemble mouvant, émergent et en constante évolution de fragments, de traces et d’expériences partagées.


À l’image d’un rêve qui résiste au souvenir, les formes produites par Jikia et Vincensini sont des traces instables et estompées, voire la matérialité même d’une mémoire. Elles évoquent à la fois leur expérience de la vie commune dans cette maison singulière et, plus largement, la pratique artistique comme une écologie de relations – entre personnes, objets, économies, textes et affects.

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Ana Jikia (née en 1990 à Tbilissi) est une artiste audiovisuelle originaire de Tbilissi, en Géorgie, qui vit actuellement à Bâle. Sa pratique englobe le dessin, l’installation sur papier, le son, la musique et le texte, et explore les états d’identité dissoute et d’entre-deux — entre l’existence et la disparition, la certitude et l’effondrement. Façonnée par des expériences de pauvreté, de guerre et d’exclusion systémique, ainsi que par la perspicacité, la résilience et la singularité qui émergent dans les moments d’épreuve, son travail aborde les conditions de manque à la fois comme des réalités externes et des états internes qui influencent et élèvent la perception et les modes de création. Jikia travaille souvent avec des ébauches, des fragments et des traces, privilégiant l’inachèvement et l’erreur comme des positions esthétiques et conceptuelles significatives. À travers la collecte, le tri, le collage et la réduction, elle développe des structures ouvertes qui résistent à la clôture et fonctionnent comme partie intégrante d’un système artistique en constante évolution et auto-révisant.


Le travail de Gaia Vincensini (née en 1992 à Genève) explore les systèmes de valeur, de protection, de circulation et d’opacité à travers la gravure et la sculpture, en recourant à des techniques artisanales traditionnelles. Son œuvre propose une réflexion sur la manière dont la stabilité est mise en scène et préservée, et sur la façon dont la valeur se construit à travers des mécanismes symboliques et matériels.